La lutte biologique, un moyen de valoriser la biodiversité ?
Entretiens avec Nathalie Smits, Chargée de Recherches à l’Inra de Montpellier, UMR SYSTEM (Fonctionnement et conduite des Systèmes de Culture Tropicaux et Méditerranéens) et Thierry Mateille, Directeur de Recherches à l’IRD de Montpellier, UMR CBGP (Centre de Biologie et de Gestion des Populations).
Propos recueillis par Elodie Calonnier, Joanny Fahrner, Delphine Mallet et Benjamin Touzé, étudiants en 2ème année du Master professionnel IEGB, Ingénierie en Ecologie et Gestion de la Biodiversité de l’Université Montpellier II.
Deux chercheurs spécialistes dans le domaine de la lutte biologique nous livrent leur opinion sur ce sujet en pleine évolution. En effet la lutte biologique doit répondre aux exigences nouvelles en matière de production agricole respectueuse de l’environnement, mais cela nécessite des recherches plus approfondies.
La notion de « valorisation de la biodiversité » est un concept nouveau. Apporter de la valeur à quelque chose est un acte positif entraînant un souci de persistance et donc de conservation. Néanmoins, cette notion reste très relative. Les interviewes de deux chercheurs spécialisés en lutte biologique montrent les difficultés de maîtrise de ce concept de valorisation.
Comment définissez-vous la valorisation de la biodiversité ?
Nathalie Smits. Il s’agit de tirer partie de la diversité biologique naturelle ou maintenue que ce soit en terme d’avantage économique, de qualité de vie, de santé. Cela peut être quantifiable ou non, mais représente un avantage pour l’homme. Pour qu’il s’agisse de valorisation, il y a aussi nécessité que cet avantage soit tiré de manière non destructive.
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