Comment rendre sa copie sur pronote ?

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De nombreux enseignants ont déjà confisqué le téléphone cellulaire d’un étudiant qui a joué avec lui pendant les cours, ou infligé des lignes à copier pour punir un bavardage. Ils ne savaient certainement pas, comme la plupart des enseignants, que, selon le Code de l’éducation, ces pratiques étaient illégales !

L’ avocate Valérie Piau, spécialiste en droit de l’éducation, propose dans son ouvrage Les droits de l’élève de clarifier ses règles parfois opaques, grâce à des exemples concrets et précis de situations.

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Saviez-vous, par exemple, qu’un enseignant n’a pas le droit d’exiger un certificat médical pour justifier l’absence d’un étudiant d’un chèque ? Bien que cette exigence soit considérée comme normale par la plupart des enseignants, les parents n’ont aucune obligation de fournir cette preuve en cas d’absence. L’enseignant punissant l’absence non justifiée par zéro ou exclusion met alors hors-la-loi.

Une autre règle souvent ignorée par les enseignants est l’interdiction de donner des « lignes à copier » pour punir le comportement d’un élève. Toutefois, c’est la punition la plus fréquente (29% des cas (1)), après des heures de colle (39% des cas (1)).

Le livre est divisé en plusieurs chapitres couvrant différents thèmes allant des classes gratuites à l’état de santé scolaire, en passant par le conseil de classe et les sanctions scolaires. Les chapitres sont illustrés par des modèles de cas pratiques et sapent parfois des pratiques qui sont solidement ancrées dans les habitudes des enseignants !

Principalement destinés aux parents, les droits des élèves peuvent être très utiles aux enseignants du primaire, du collège et du secondaire qui, désorientés par le système juridique, ne savent pas ce qu’ils sont en droit d’exiger de leurs élèves.

Extraire

Depuis dix ans, il est interdit de punir l’élève en lui plaçant une mauvaise marque. Le rapport note que « il y a, par exemple, une confusion entre les domaines disciplinaires et pédagogiques, ce qui entraîne une baisse de la note ou de zéro. Cela rend impossible la motivation de la sanction parce qu’il s’agit d’une sanction qui ne dit pas son nom. »

Élève droits, Valérie Piau, Éditeur Bourin, août2011.