Une plante qui change de sexe selon les circonstances : le cannabis n’a pas fini de surprendre. Même si vous n’êtes pas un expert en plantes, vous avez probablement entendu parler du terme « féminisée » en ce qui concerne les graines de cannabis. Comme le mot l’indique, les plants de cannabis se présentent sous forme masculine et féminine : parfois, une plante a même les deux sexes. Mais comment savoir lequel est lequel ? Dans ce blog, vous apprendrez comment reconnaître les plantes de cannabis mâles, femelles et hermaphrodites dans votre propre jardin ou dans votre espace de culture.
Plantes de cannabis mâles, femelles et hermaphrodites
Pour bien comprendre le sexe des pieds de cannabis, il faut partir d’un fait simple : cette plante fait dans la spécialisation. Un plant sera la plupart du temps soit mâle, soit femelle, chaque individu développe ses propres organes reproducteurs. Le cannabis appartient donc aux espèces dites « dioïques ». Seules les plantes femelles produisent les fleurs recherchées pour leur teneur en cannabinoïdes, CBD, THC et arômes. Les mâles, eux, envoient leur pollen dans l’air, participent à la reproduction… et laissent la scène. Occasionnellement, certains pieds cumulent les deux : ils deviennent hermaphrodites.
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Graines de cannabis féminisées
Quand un grain de pollen mâle parvient à une fleur femelle, la production de graines commence. Une belle nouvelle pour les sélectionneurs de nouvelles variétés, bien moins réjouissante pour ceux qui tiennent à récolter des fleurs puissantes à consommer. Un bourgeon rempli de graines, c’est moins de saveur et moins de cannabinoïdes. Pour éviter ce résultat, la plupart optent désormais pour des graines féminisées. Avec elles, quasiment toutes les plantes qui en sortent seront femelles, les mâles devenant l’exception, un taux d’environ 98% de réussite.
Ne vous reposez pas totalement sur cette apparente garantie. Même avec des graines féminisées, surveillez le sexe de chaque pied dès les premiers signes de floraison. Un seul mâle laissé trop longtemps peut polliniser toute la culture, gâchant la récolte. De plus, le risque d’un individu hermaphrodite n’est jamais nul : un stress important, un choc ou une génétique fragile peuvent déclencher chez un pied le développement de caractéristiques des deux sexes.
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Repérer une plante femelle
Il existe des indices qui ne trompent pas. Après le passage en cycle lumineux de 12 heures, ou à l’extérieur quand les jours raccourcissent, observez de près les nœuds, ces points où branches et feuilles rejoignent la tige. Apparaissent alors de fines pointes blanches, les célèbres stigmates, début de la floraison femelle. En grandissant, ces poils se multiplient, la base gonfle et forme le calice, refuge des précieuses substances qu’on récolte. Tant que la plante n’a pas été pollinisée, ces calices restent vides.

Si du pollen arrive, le calice se change en capsule et renfermera bientôt des graines, au détriment de la quantité et de la qualité de la récolte finale. On estime d’ailleurs que cette résine abondante, protectrice, aurait permis à la plante d’assurer sa descendance malgré les agressions extérieures, notamment le soleil.
À l’inverse, comment reconnaître un pied mâle ? Il suffit d’inspecter ces mêmes nœuds : vous verrez alors de petites boules, les sacs de pollen, qui pendent et ne ressemblent en rien aux stigmates blancs dressés des femelles.

Dès qu’ils sèchent, les sacs s’ouvrent et diffusent un nuage de pollen dans l’air. Pour les cultivateurs qui souhaitent faire leur propre production de graines, c’est l’outil idéal ; pour tous les autres, agissez vite dès leur apparition. Retirez les plants mâles avant toute dissémination : la moindre vibration peut suffire à envoyer le pollen sur les plantes femelles voisines. Un geste rapide et méticuleux évitera toute déconvenue.
Plantes hermaphrodites : comment les identifier ?
Contrairement à l’idée reçue selon laquelle un plant de cannabis n’est que mâle ou femelle, il existe des cas où une plante porte à la fois sacs de pollen et fleurs femelles. La cause ? Presque toujours un stress : manque d’eau, chaleur excessive, taille inadaptée… Pour garantir sa survie et sa descendance, le cannabis enclenche alors un mode « urgence » : en développant les deux types d’organes, la plante peut s’auto-polliniser, ce qui sauve la génération suivante en cas d’absence de mâle à proximité.

À l’examen, vous découvrirez sur la même plante à la fois des poils blancs caractéristiques et de petits sacs de pollen. Laisser un hermaphrodite dans votre espace de culture revient à garantir l’apparition de graines et à réduire la qualité des fleurs. Si vous agissez à temps, il est possible de limiter les dégâts.
Limiter l’apparition des hermaphrodites
Certaines variétés, plus fragiles, réagissent mal au moindre déséquilibre. Trop ou pas assez d’eau, engrais mal dosés, variations de température, acidité du substrat : autant de facteurs qui favorisent la transformation d’une plante femelle en hermaphrodite. Les souches robustes, issues de sélections anciennes ou choisies pour leur résistance, limitent ce risque. À l’inverse, des variétés reconnues comme Original Glue (Gorilla Glue #4) s’avèrent plus susceptibles que d’autres à ce phénomène. Il existe chez les semenciers des variétés réputées pour leur stabilité, un critère à ne pas négliger si vous souhaitez éviter les surprises.
Que faire face à une plante hermaphrodite ?
En découvrant une plante présentant à la fois organes mâles et femelles, inutile de paniquer. Prenez le temps d’enlever, délicatement et manuellement, les sacs de pollen que vous repérez. Pincez-les entre le pouce et l’index avec précaution, puis lavez-vous les mains avant de retourner parmi les autres plants. Ce geste évite la dissémination involontaire et préserve vos futures récoltes des graines indésirables.
Les bonbons au CBD : bien plus qu’un effet de mode
Depuis le feu vert donné au CBD (cannabidiol) en novembre 2020, cette molécule extraite du chanvre s’est fait une place de choix auprès des consommateurs en quête d’apaisement. Le CBD, exempt d’effet psychotrope, se retrouve désormais partout : huiles, infusions, cosmétiques, e-liquides… et il existe aussi des bonbons au CBD qui font fureur. Arômes citron, menthe, fruits rouges ou version nature, la palette répond à tous les goûts, et séduit ceux qui recherchent à soulager stress ou agitation sans complication, tout en préservant une routine naturelle.
Les bienfaits habituellement attribués au CBD comprennent notamment :
- réduction des pics d’anxiété,
- apaisement de la charge émotionnelle,
- atténuation de l’inflammation ou des douleurs,
- soutien à la détente physique et mentale,
- amélioration possible de la qualité du sommeil.
Le choix en matière de produits CBD n’a jamais été aussi vaste. On peut s’orienter vers :
- huile sublinguale ou alimentaire,
- tisane ou infusion,
- gélules, crèmes, chocolat,
- vapoteuse dédiée, chewing-gum,
- résine ou pâte concentrée.
La posologie, elle, demande parfois plusieurs tentatives : selon les individus, quelques milligrammes suffisent, d’autres auront besoin d’augmenter progressivement la concentration (de 5 à 35%). L’important reste d’écouter les réactions de son corps, et d’ajuster en douceur jusqu’à trouver ce qui convient.
Le cannabis, changeant et versatile, ne cesse de tendre de nouveaux miroirs à ceux qui s’y intéressent. Reste la même question à chaque récolte, à chaque dégustation : qu’apportera la prochaine expérience au détour d’une plante ou d’une recette ?

