Ce que le CBD change réellement dans votre cerveau

Dans un rapport remis au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ne mâche pas ses mots : l’arrivée massive de produits comestibles, extraits et topiques à base de cannabis, autorisée par le gouvernement fédéral, a été menée tambour battant. L’INSPQ pointe une série de risques associés à cette commercialisation rapide : davantage de consommateurs, usage accru chez ceux déjà adeptes, effets retardés difficiles à anticiper, risque d’ingestion involontaire, et dangers liés à des extraits fortement concentrés en THC. Face à cela, l’organisme public appuie fermement la volonté gouvernementale de durcir la réglementation des produits proposés par la SQDC et suggère des mesures correctives précises :

  • Limiter la vente aux seuls produits comestibles, boissons comprises, dont le goût typique du cannabis reste identifiable. Objectif : éviter de séduire un public trop large et prévenir toute confusion avec des aliments classiques.
  • Interdire les boissons au cannabis sucrées ou qui rappellent des boissons populaires, comme les sodas ou les jus, afin de ne pas attirer les plus jeunes.
  • Confier à un Comité de suivi indépendant la mission de soutenir la Société Québécoise du Cannabis dans l’évaluation de la conformité des produits et extraits à la définition d’« attractivité pour les mineurs ».

Différences entre l’inhalation et l’ingestion de cannabis

L’inhalation et l’ingestion du cannabis ne jouent pas du tout sur le même terrain. Quand on fume ou qu’on vaporise, la chaleur libère les composés actifs : le ∆9-tétrahydrocannabinol (THC), principal moteur des effets psychotropes, et le cannabidiol (CBD), dénué de tout effet planant. Les cannabinoïdes passent alors très vite dans le sang via les poumons, et une part du THC file directement vers le cerveau où il se lie aux récepteurs, provoquant cet effet euphorique bien connu. Le reste du THC, lui, transite par le foie : il y est transformé en 11-OH-THC (hydroxy-THC, également psychoactif) puis en 11-NOR-9-COOH-THC (carboxy-THC, non psychoactif). La proportion de cannabis réellement utilisée par le corps lors d’une inhalation oscille entre 10 et 35 %, dépendant notamment de la durée et de la profondeur de chaque bouffée.

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Ingestion de produits à base de cannabis

Une tout autre histoire débute avec l’ingestion. Ici, entre 90 et 95 % du THC est absorbé par le système digestif, puis transporté au foie via la veine porte. Une large part du THC est alors déjà inactivée (carboxy-THC) avant même d’atteindre le cerveau. Après ce premier filtre hépatique, THC et hydroxy-THC (tous deux actifs) poursuivent leur route, propulsés par le cœur vers le cerveau et le reste du corps. Par voie orale, la fraction de THC effectivement disponible se situe seulement entre 4 et 12 %, et cette proportion varie fortement selon les individus.

Au-delà de la quantité absorbée, la rapidité d’action diffère radicalement : lors d’une inhalation, le THC apparaît dans le sang en quelques secondes, atteint son pic entre 6 et 10 minutes, puis se transforme vite en hydroxy-THC (pic à 15 minutes). Ces deux composés sont quasi éliminés en 2 à 3 heures. Mais des traces de THC persistent jusqu’à 27 heures, selon la dose, tandis que le carboxy-THC peut rester détectable dans le sang durant une semaine, une lenteur due à la libération progressive du THC stocké dans les tissus adipeux.

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Concentrations plasmatiques moyennes de ∆9-tétrahydrocannabinol (THC), 11-hydroxy-THC (11-OH-THC) et 11-nor-9-carboxy-THC (11-COOH-THC) chez six personnes pendant et après avoir fumé une cigarette de cannabis contenant environ 15,8 mg de THC. Les participants de l’étude ont suivi un protocole strict : inhaler deux secondes, retenir la fumée dix secondes, expirer, puis patienter 72 secondes. Au final : huit inhalations en 11 minutes environ, selon Huestis et collaborateurs, 1992.

Avec l’ingestion, le tableau change encore. L’absorption du THC est lente et irrégulière : les concentrations maximales dans le sang n’apparaissent qu’après 1 à 2 heures. Après avoir avalé du THC, le sang contient des quantités quasiment égales de THC et d’hydroxy-THC ; leur pic se maintient 2 à 3 heures après ingestion, et leurs concentrations restent significatives jusqu’à 6 heures. Le carboxy-THC, non actif, reste quant à lui présent en quantités importantes bien après 6 heures.

Concentrations plasmatiques moyennes de ∆9-tétrahydrocannabinol (THC), 11-hydroxy-THC (11-OH-THC) et 11-nor-9-carboxy-THC (11-COOH-THC) chez six personnes après avoir ingéré des gélules de gélatine contenant un total de 20 mg de THC. Selon Wall et Perez-Reyes, 1981.

Autre fait marquant : l’ingestion de cannabis génère plus d’hydroxy-THC que l’inhalation, et ce métabolite semble même plus psychoactif que le THC. Il pénètre aussi plus rapidement et en plus grande quantité dans le cerveau. Ajoutons à cela une durée de présence prolongée dans l’organisme : le risque de surdose grimpe avec les produits comestibles. Un habitué de la fumée qui goûte pour la première fois à un produit comestible ferait bien de miser sur une dose modérée et un produit contrôlé, comme ceux de la SQDC. Pour les novices, ne pas dépasser 5 à 10 mg de THC et patienter : l’effet euphorisant peut mettre jusqu’à deux heures à se manifester. Les autorités sanitaires, dont l’INSPQ, recommandent d’ailleurs que chaque portion ne dépasse pas 5 mg de THC, soit la moitié de la limite fédérale. Les effets d’un produit comestible durent plus longtemps : il faut en tenir compte dans son organisation, car l’influence peut dépasser six heures. Un excès expose à un « bad trip » désagréable, parfois intense. S’il est quasiment impossible de mourir d’une surdose de cannabis (il faudrait en ingérer des kilos), des cas exceptionnels de crise psychotique aiguë ou d’aggravation de troubles cardiaques ont déjà été recensés, avec des conséquences parfois dramatiques.

Les produits à base de CBD connaissent un engouement sans précédent en Amérique du Nord : jusqu’à 14 % des Américains en consomment, d’après une étude récente. Les motifs ? Soulager la douleur (40 %), l’anxiété (20 %), améliorer le sommeil (11 %), traiter l’arthrite (8 %), migraines et maux de tête (5 %), ou encore réduire le stress (5 %). Le marché du CBD s’apprête à franchir la barre des 20 milliards de dollars d’ici 2024, selon certaines projections.

Pourtant, le métabolisme du CBD et son efficacité thérapeutique restent mal connus. Seuls deux médicaments à base de CBD ont actuellement obtenu le feu vert des autorités : le Sativex, pour les symptômes de la sclérose en plaques, et l’Epidiolex, destiné à certaines formes d’épilepsie chez l’enfant. Des essais cliniques, une douzaine à ce jour, explorent aussi des pistes pour la schizophrénie, la maladie de Crohn ou la réaction du greffon contre l’hôte.

Une étude randomisée contrôlée s’est penchée sur la sécurité, la tolérance et la pharmacocinétique du CBD. Résultat : le CBD, administré par voie orale à des doses allant de 1 500 à 6 000 mg, est globalement bien supporté, avec des effets secondaires mineurs. Après ingestion, la substance atteint son pic plasmatique vers 4 à 5 heures. Le principal métabolite retrouvé dans le sang est le 7-carboxy-CBD (95 %, inactif), loin devant le CBD actif (2 %), le 7-hydroxy-CBD (2,3 %, actif) et le 6-hydroxy-CBD (0,2 %). Cette faible biodisponibilité s’explique par la transformation rapide du CBD en forme inactive dans le foie, ce qui contraint à des doses élevées pour un effet thérapeutique. L’étude suggère qu’une prise deux fois par jour permettrait de maintenir une concentration efficace, notamment dans la gestion de l’épilepsie.

Les Canadiens auront donc bientôt accès à des produits comestibles au cannabis, sous le contrôle de lois et règlements rigoureux. Prudence : avaler du cannabis n’a rien à voir avec une cigarette. Les effets mettent plus de temps à arriver, et durent nettement plus longtemps. Mieux vaut le savoir avant de se lancer.

Comment en savoir davantage sur les effets du CBD sur le cerveau ?

Précédemment dans cet article de blog, nous venons de voir comment agit le CBD sur le cerveau, les différences entre l’inhalation et la gestion de cannabis, ainsi que l’ingestion de produits à base de cannabis comme par exemple des gélules contenant du THC. Voyons maintenant ensemble, comment en savoir davantage sur les effets du CBD sur le cerveau. Vous êtes un fumeur de CBD, et vous souhaitez vous renseigner précisément sur les différents effets que peut provoquer cette substance ? De ce fait, vous souhaitez en savoir davantage sur le CBD et ses effets bénéfiques ou néfastes ?

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Le CBD n’a pas encore livré tous ses secrets, mais la prudence, elle, reste une valeur sûre. Entre recherche scientifique et emballement du marché, chacun avance sur une ligne de crête : savoir ce qu’on met dans son corps, comprendre les effets, et décider en connaissance de cause. Voilà, au fond, ce que le CBD change réellement.

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